Vinifications

Vinification des vins blancs :

Le pressurage :

A leur arrivée au chai, les baies peuvent être triées, foulées ou égrappées (processus optionnels). Les raisins sont ensuite pressés avec la plus grande attention pour respecter au maximum le fruit et pour ne pas extraire les éléments végétaux. L'objectif est d'obtenir le plus possible de jus avec le moins de pression. Pour cela, la majeure partie des caves sont équipées de pressoirs pneumatiques, permettant une extraction douce et régulée. 

Le débourbage :

Après le pressurage, le moût (jus) et le marc (parties solides) sont placés dans une cuve. Le moût est généralement débourbé, c'est à dire qu'on le clarifie en le séparant des parties solides (pellicules, pépins, rafles). Cette opération dure habituellement entre 12 et 24 heures, en fonction du type de récolte (manuelle ou mécanique). 


La fermentation alcoolique :

Le moût clair obtenu est placé en cuve où la fermentation alcoolique (transformation des sucres en alcool grâce à l'intervention des levures) s’effectue sous une température contrôlée moyenne comprise en 18°C et 22°C. La maîtrise des températures de fermentation a été l’une des évolutions les plus marquantes des 30 dernières années, elle permet des fermentations longues et donne des arômes plus fins et plus intenses. 

L'élevage :

A la fin de la fermentation, le vin est laissé sur ses lies fines. Les premières cuvées sont mises en bouteille au printemps après les opérations de clarification et de stabilisation. Les vins plus complexes attendent près d’un an avant l’embouteillage.
 

Vinification des vins rouges :

L'éraflage :

La vendange est égrappée partiellement ou totalement.

La macération et la fermentation alcoolique : Les raisins sont mis en cuve pour la macération pré-fermentaire qui permet d'extraire la couleur, les tanins et les arômes. La conduite des cuvaisons varie en fonction du vin que veut obtenir le vigneron. Plus la cuvaison est longue, plus le vin est concentré.

A l’inverse, quand on cherche à produire un vin plus léger, les macérations sont plus courtes et les opérations de remontage, de pigeage ou de délestage (procédés qui consistent à concentrer les moûts), peu nombreuses. La fermentation dure entre 7 et 10 jours, le jus est maintenu entre 22 et 30°C.

L'assemblage :

Après cette macération, on décuve et on presse le marc restant dans la cuve. On obtient alors le "vin de presse" qu'on assemble au "vin de goutte" (moût).

La fermentation malolactique : Les vins sont ensuite encuvés ou mis en tonneau pour la fin de la fermentation alcoolique. La fermentation malolactique peut démarrer. Elle consiste à transformer l'acide malique en acide lactique par l'intervention des bactéries lactiques. L'objectif de cette fermentation est de diminuer l'acidité du vin et de produire des arômes lactés/beurrés. Elle a lieu généralement au printemps ou pendant l’été suivant la récolte.

L'élevage :

Une fois la fermentation malolactique achevée, le vin est laissé en élevage. Quelques soutirages peuvent intervenir durant les différentes phases de clarification. La majorité des mises en bouteilles interviennent à l’automne. Les premières peuvent se faire dès le printemps.

Vinification des vins rosés :

Le pressurage ou macération :

Les vins rosés sont généralement obtenus par pressurage direct, moins souvent par saignée (macération de quelques heures). Le temps de contact du jus avec la pellicule est court, d’où des couleurs très légères.

Les fermentations sont ensuite conduites de la même manière que les blancs, c’est à dire en contrôlant les températures entre 18 et 22°C.

Les rosés de pressurage sont frais, élégants aux arômes de fruits blancs. Les rosés de saignée développent souvent un caractère plus vineux.